"Bagdad zone rouge", ou la vie quotidienne des irakiens
Comment vit-on au milieu des bombes ? Quelle vie dans un pays décomposé, meurtri par cinq années de guerre ? C'est à ces questions que s'est atelée Anne Nivat. Après la Tchétchénie et l'Afghanistan, ce grand reporter a sillonné l'Irak, à deux reprises en 2007 et quatre fois au cours des trois dernières années, pour nous dépeindre ce que ne montrent jamais les caméras de télévision.
Anne Nivat a donc choisi de vivre non protégée, chez des locaux, au coeur de la "zone rouge", par opposition à la "zone verte" qui abrite le quartier général des forces armées et ambassades américaines, ainsi que le centre du pouvoir irakien. Vêtue de l'habit traditionnel des femmes, une abbaya noire et d'un voile, Anne Nivat se fond parmi la population pour pratiquer son méter de reporter au plus près de la réalité du terrain.
Elle nous expose ainsi la vie quotidienne des bagdadis, leur enfermement dans une capitale assiégée, les murs de béton qui poussent comme des champignons, les barrages pour passer d'un quartier à l'autre, les embouteillages interminables, les attentats quotidiens, les coupures d'électricité, la débrouille, le couvre-feu. Mais c'est aussi une ville où on continue à étudier, à exposer des oeuvres, où certaines femmes refusent de porter le voile, où les familles continuent de s'unir, où les enfants sont nombreux, où l'espoir d'une vie meilleure est encore là.
Pratique : Bagdad zone rouge, Anne Nivat, Fayard, février 2008, 18 euros.
Anne Nivat a donc choisi de vivre non protégée, chez des locaux, au coeur de la "zone rouge", par opposition à la "zone verte" qui abrite le quartier général des forces armées et ambassades américaines, ainsi que le centre du pouvoir irakien. Vêtue de l'habit traditionnel des femmes, une abbaya noire et d'un voile, Anne Nivat se fond parmi la population pour pratiquer son méter de reporter au plus près de la réalité du terrain.
Elle nous expose ainsi la vie quotidienne des bagdadis, leur enfermement dans une capitale assiégée, les murs de béton qui poussent comme des champignons, les barrages pour passer d'un quartier à l'autre, les embouteillages interminables, les attentats quotidiens, les coupures d'électricité, la débrouille, le couvre-feu. Mais c'est aussi une ville où on continue à étudier, à exposer des oeuvres, où certaines femmes refusent de porter le voile, où les familles continuent de s'unir, où les enfants sont nombreux, où l'espoir d'une vie meilleure est encore là.
Pratique : Bagdad zone rouge, Anne Nivat, Fayard, février 2008, 18 euros.
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